Comprendre les réglementations pour construire sa maison

Vous aimeriez tout connaître sur les réglementations pour construire votre maison ? Vous êtes au bon endroit !
Nicolas F.
17 mars, 2021

La construction de votre maison doit respecter la réglementation thermique en vigueur, nul ne peut y déroger ! Au fil du temps, les réglementations sont devenues de plus en plus contraignantes. Toutefois, si de telles normes et des labels existent, c’est avant tout pour garantir la parfaite mise en œuvre de votre habitation, dans le respect de l’environnement et de la performance. Pour construire une maison confortable et économique conforme avec les derniers articles de loi, Kaaz vous accompagne pas à pas.

Pourquoi faut-il des réglementations pour construire votre maison ?

Les réglementations sont le reflet des orientations politiques et économiques de la France. Ainsi, elles imposent des démarches administratives et techniques pour encadrer la construction des bâtiments neufs. Le permis de construire, les plans de votre constructeur ou architecte, l’étude thermique et les tests d’étanchéité à l’air sont des étapes essentielles à valider pour la construction de votre maison.

Mais concrètement, à quoi servent ces réglementations thermiques ?

  1. À estimer précisément la consommation énergétique totale de votre habitation, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation et éclairage).
  2. À évaluer la compétence des professionnels intervenant sur votre chantier de construction.
  3. À vérifier la parfaite mise en œuvre de l’étanchéité à l’air de votre maison.
  4. À vous garantir un confort en toute saison et des économies d’énergie toute l’année.
  5. À construire des bâtiments toujours plus écoresponsables.

Le conseil de Kaaz : parfois obligatoire mais toujours recommandé, le recours à un architecte ou à un constructeur est une aide précieuse pour mener votre projet de construction à sa réussite.

Un point sur l’histoire : de 1945 à 1973

Historique de la construction de maisons

À la sortie de la période des « 30 glorieuses » et du « baby-boom », les logements commencent peu à peu à manquer. Il faut donc loger rapidement la population qui souhaite pour la plupart devenir propriétaire ! L’économie et le marché de l’immobilier sont alors propices pour développer la construction de logements à grande échelle. Cette époque marque également le début de l’industrialisation de masse avec de nouveaux matériaux de construction (de type parpaing ou brique). Des grands ensembles sont érigés pour répondre à cette carence en logements. L’État décide alors d’accélérer la cadence en définissant des zones à urbaniser en priorité (ZUP). L’idée est surtout de construire vite et à bas prix, au détriment malheureusement de la qualité de la construction.

Ainsi, les constructeurs ne tiennent plus compte de l’orientation, de la surface vitrée, de la présence des vents dominants et de l’inertie des matériaux de construction. De plus, comme le prix de l’énergie est au plus bas (le prix du baril de pétrole était inférieur à 3 dollars), aucune isolation n’est apportée à ces constructions. D’autre part, le confort d’été et le bioclimatisme de ces logements « bon marché » n’ayant pas été préalablement étudiés, la population française s’équipe massivement en climatiseurs. Toutes ces erreurs constructives sont lourdes de conséquences pour l’environnement, la France atteint des niveaux records de pollution.

Zoom sur les réglementations de 1970 à aujourd’hui

En France, la première réglementation thermique (la « RT 74 ») a été instaurée en 1975, au lendemain du choc pétrolier de 1973. C’est donc le prix du pétrole, qui a quadruplé en moins de 6 mois, qui est à l’origine de l’établissement des premières normes de construction. C’est à ce moment précis de l’histoire que l’impact énergétique des bâtiments (bilan carbone, gaz à effet de serre, pollution, etc.) commence à être pris en considération. Toutefois, son importance reste largement minimisée.

La « RT 74 », le début de l’isolation des maisons

Avec la « RT 74 », les constructions neuves doivent réaliser une économie de 25 % de leur consommation énergétique, en comparaison avec les normes de construction de maisons des années 50. La « RT 74 » marque donc le début des premiers travaux d’isolation de maisons, en faible épaisseur. Pour estimer la performance énergétique du bâtiment, 2 nouveaux coefficients G et K sont instaurés. Le coefficient G évalue les déperditions thermiques globales, alors que le coefficient K (actuel coefficient « U ») mesure les pertes de chaleur de chacune des parois (murs, planchers, plafonds, etc.).

La « RT 82 », la flambée du prix des énergies

Le second choc pétrolier de 1979 vient accélérer la nécessité d’isoler les logements. Pour chaque nouvelle construction, la consommation énergétique doit être inférieure de 20 % par rapport aux exigences de « la RT 74 ». Un nouveau coefficient, appelé « B », permet d’exprimer le besoin en chauffage (en W/m3.K). Les apports solaires des baies vitrées sont alors intégrés dans le calcul des déperditions globales du bâtiment. Toutefois, les travaux d’isolation ne prennent toujours pas en compte l’équilibre hygrométrique des parois, ni le bilan carbone des matériaux de construction, ni le confort d’été du logement.

La « RT 88 », la recherche d’une meilleure efficacité des équipements

À partir de la « RT 88 », les bâtiments non résidentiels (tertiaires) sont également soumis à l’obligation de respecter les normes de construction. Auparavant, les logements étaient évalués selon leur niveau d’isolation, mais sans calculer la performance du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. La « RT 88 » apporte également un nouveau critère : le coefficient « C ». Cette donnée permet d’estimer le rendement et la consommation des équipements de chauffage. Dans le tertiaire, les consommations générées par la climatisation et la ventilation entrent désormais dans le calcul du bilan énergétique du bâtiment.

La « RT 2000 », les prémices du développement durable

2 ans après la norme « RT 88 », sous l’impulsion de la conférence des Nations Unies (Sommet de Rio en 1992), la « RT 2000 » fixe un nouvel objectif. Ainsi, une nouvelle réduction des consommations énergétiques est prévue : — 20 % pour le secteur résidentiel (soit environ 190 kWh/m². an) et — 40 % pour le tertiaire. Autre fait marquant de la « RT 2000 » : la notion de confort d’été fait son apparition. Le gouvernement cherche à éviter le recours à des appareils de climatisation énergivores. Le confort d’été est calculé selon la zone climatique, l’inertie thermique des matériaux et les apports solaires du bâtiment. Par ailleurs, les futurs propriétaires sont sensibilisés sur l’importance de réaliser des économies d’énergie de chauffage, de production d’eau chaude et d’éclairage.

La « RT 2005 », la prise en compte du bioclimatisme des maisons

La « RT 2005 » oblige chaque nouvelle construction à consommer moins de 150 kWh/m².an, soit seulement — 15 % en comparaison avec la « RT 2000 ». Ce pourcentage peut paraître faible, toutefois cette nouvelle norme marque le début d’un renouveau dans la façon de construire ! En effet, avec la « RT 2005 », la construction des maisons s’oriente de plus en plus vers le bioclimatisme. Un soin particulier est alors apporté en phase de conception pour optimiser l’orientation de la maison sur son terrain. L’État incite également de plus en plus au recours des énergies renouvelables. De nombreux labels de performance sont élaborés pour récompenser les propriétaires désireux de faire mieux que les normes de construction imposées (HPE, THPE, BBC, etc.).

La réglementation actuelle pour construire sa maison : la « RT 2012 »

Construire sa maison avec la RT 2012

Depuis le 1er janvier 2013, la construction de votre maison est soumise au respect de la réglementation thermique 2012. Jamais des normes de construction n’avaient été aussi exigeantes ! L’objectif est plus que jamais de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Avec la « RT 2012 », la France se donne les moyens d’y parvenir ! Pour en développer ses conditions d’application, le gouvernement a fait appel à 12 groupes de travail thématiques, un comité scientifique et plus de 120 représentants des professionnels du bâtiment ! La « RT 2012 » est le fruit d’une réflexion de 4 ans d’études.

Les 3 indicateurs de performance de la « RT 2012 »

Pour construire efficacement sa maison, dans le respect des règles constructives, 3 indicateurs de performance doivent être réunis :

  • Le besoin bioclimatique (Bbio)

Tout est mis en œuvre dès la conception de votre maison pour limiter au maximum ses besoins énergétiques. Par exemple, les maisons bioclimatiques utilisent le soleil pour capter sa luminosité naturelle, ainsi que ses apports calorifiques. Même les apports internes (chaleur liée à l’activité humaine) servent à réchauffer votre maison.

  • La consommation d’énergie primaire (Cep)

Votre maison doit consommer moins de 50 kWhep/m².an pour l’ensemble des usages (chauffage, production d’eau chaude sanitaire, éclairage, auxiliaires de chauffage et de ventilation).

  • La température intérieure conventionnelle (Tic)

Même après 5 jours consécutifs de chaleur, la température intérieure de votre maison ne doit pas excéder un certain degré. L’objectif est de préserver un bon confort d’été, même pendant les périodes de canicules, sans utiliser de climatiseurs.

Les 8 points d’optimisation à connaître pour construire votre maison

Alors que les consommations énergétiques n’étaient réduites que de l’ordre de 15 à 25 % en moyenne entre deux réglementations, la « RT 2012 » les limite de 50 à 75 % ! Un tel niveau de performance nécessite une parfaite optimisation de la maison à tous niveaux (conception, isolation, équipements, etc.).

Point n°1 : une maison bioclimatique

Pour accroître l’efficacité énergétique de votre maison, celle-ci doit être la plus compacte possible. Le choix de votre terrain est également important pour exploiter au maximum les calories présentes naturellement tout autour de votre construction. Pensez à récupérer le plan local d’urbanisme auprès de votre mairie ou tous autres documents d’urbanisme qui vous renseignent sur les spécificités de votre terrain. Ainsi, la logique veut que les vitrages de votre maison soient orientés le plus possible au sud, avec très peu (voire pas du tout) de fenêtres au nord. Les protections solaires (volets, brise-soleil, etc.) sont indispensables !

La nature et les éléments naturels peuvent également être utilisés intelligemment. Par exemple, il est judicieux d’implanter des arbres à feuilles caduques (qui perdent leurs feuilles en hiver) pour ombrager votre maison en été tout en bénéficiant du rayonnement solaire en hiver. La forme architecturale du bâtiment, les matériaux utilisés et même les finitions (type et couleur d’enduit) agissent directement sur ce coefficient bioclimatique !

Point n°2 : une isolation renforcée

L'isolation d'une construction de maison

L’isolation thermique de votre maison permet à la fois de conserver l’ensemble des énergies collectées (chauffage, apports solaires, apports internes, etc.), mais aussi d’augmenter votre confort. En effet, si vos parois intérieures (murs, planchers ou plafonds) sont froides, de la convection (mouvements d’air désagréables) sera automatiquement générée. Pour un résultat optimal en matière de confort d’hiver, d’été et acoustique, le recours à des isolants de type « biosourcés » (laine de bois, de chanvre, etc.) est vivement recommandé.

Exemple d’une maison parfaitement isolée aux normes « RT 2012 » :

Types de paroi Résistance thermique conseillée Epaisseur d’isolation conseillée*
Murs extérieurs 4 m²K/W De 14 à 16 cm
Murs intérieurs 3 m²K/W De 12 à 15 cm
Planchers bas 4 m²K/W De 10 à 16 cm
Combles perdus 7,5 m²K/W De 30 à 40 cm
Rampants de toiture 7 m²K/W De 25 à 30 cm
* Ces données ne sont pas exhaustives, il est possible d’atteindre le niveau « RT 2012 » avec des épaisseurs plus faibles. En effet, la résistance thermique d’un isolant varie selon son coefficient lambda. Plus ce dernier est faible, moins vous aurez besoin d’épaisseur d’isolant pour obtenir la même performance.

Le conseil de Kaaz : la chaleur monte naturellement, il est nécessaire de la stopper afin qu’elle ne s’échappe par votre toit. Par conséquent, n’hésitez pas à faire installer une épaisseur d’au moins 30 cm d’isolant en toiture.

Point n°3 : la réduction des ponts thermiques de votre maison

Les ponts thermiques d’une maison représentent les points faibles d’une paroi (mur, plancher, etc.) où l’air peut passer. Cette fuite est généralement liée à une absence ou à un manquement d’isolation thermique ou encore à une erreur de conception. Les ponts thermiques sont source d’inconfort et de déperditions. De plus, ils peuvent à terme causer des dégradations d’ordre structurel. En effet, en cas d’écart trop important entre l’air intérieur et l’air extérieur, de la condensation peut apparaître.

L’humidité localisée provoque ainsi de la moisissure qui pollue la qualité de l’air et attaque les revêtements intérieurs, puis la structure du bâtiment. L’isolation doit donc toujours être continue et jamais tassée. Elle s’accompagne également nécessairement d’une membrane d’étanchéité appelée « pare-vapeur » ou « frein-vapeur ».

Bon à savoir : la « RT 2012 » prévoit un test d’étanchéité qui est souvent accompagné de l’utilisation d’une caméra thermique. Tous les défauts de construction sont alors facilement repérables.

Point n°4 : des menuiseries extérieures performantes

En l’espace de moins de 10 ans, de nombreux progrès ont été apportés à la fabrication des fenêtres. La méthode de pose a également évolué pour accroître toujours plus leur niveau d’efficacité et d’étanchéité à l’air. Ainsi, les fenêtres et les portes-fenêtres situées au sud et à l’ouest doivent laisser rentrer un maximum d’apports solaires pour réchauffer naturellement votre maison. À l’inverse, le recours à du triple vitrage pour réduire les déperditions thermiques au nord et à l’est peut être envisageables.

Bon à savoir : pour bien choisir vos fenêtres, Kaaz vous a dédié un article à ce sujet, il vous suffit de cliquer ici !

Point n°5 : une parfaite étanchéité à l’air

Pare-vapeur construction de maison

Toute maison « RT 2012 » doit être étanche à l’air, c’est-à-dire équipée d’une membrane de type « pare-vapeur » ou « frein-vapeur » parfaitement scotchée et continue. Ce film de protection permet de stopper les entrées d’air parasites tout en laissant migrer librement la vapeur d’eau dans les parois (mur, planchers, plafonds, etc.). En effet, toutes les parois de votre maison doivent « respirer » (notion de « perspirance des parois »). Ainsi, les matériaux de construction doivent permettre d’évacuer facilement les excédents d’humidité vers l’extérieur de la maison.

Selon une étude de CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et de l’Institut technologique FCBA (Forêt Cellulose Bois-construction et Ameublement), le dernier élément situé le plus à l’extérieur de votre maison doit être au moins 5 fois plus ouvert à la diffusion de vapeur d’eau que celui situé à l’intérieur. Ce qui revient à dire que l’enduit de finition ne doit pas empêcher cette migration.

Bon à savoir : pour valider votre permis de construire, la « RT 2012 » impose un test d’étanchéité à l’air avec un débit de fuites à ne pas dépasser.

Point n°6 : une ventilation performante

Plus une maison est isolée, plus il devient nécessaire de prévoir une bonne ventilation. En effet, les polluants sont partout dans votre logement ! Ils sont générés par les activités humaines (cuisson, douches, respiration, etc.), les appareils ménagers, les produits d’entretien, etc. L’air pollué, voire vicié (chargé d’humidité) doit être extrait vers l’extérieur de votre maison : c’est le rôle de la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée).

En construction, deux systèmes de ventilation sont recommandés :

  1. La VMC double flux, qui utilise les calories de l’air extrait des pièces de service (salle de bain, w.c. et cuisine) pour réchauffer l’air neuf extérieur des pièces de vie (salon, séjour, chambres, etc.) grâce à un échangeur de chaleur. Ainsi, les déperditions sont limitées, tout en bénéficiant de la meilleure qualité de l’air possible !
  2. La VMC simple flux hygroréglable, qui prévoit l’extraction de l’air vicié des pièces de « service » et apporte de l’air neuf dans les pièces de vie. Des entrées d’air sont nécessairement placées dans les fenêtres ou dans les caissons de volets roulants. La particularité de cette VMC est qu’elle fait automatiquement varier son débit selon la présence d’humidité à l’intérieur de votre logement. Ainsi, si l’air est sec, la VMC fonctionne au minimum !

Point n°7 : un chauffage à haut rendement

La question du chauffage est souvent un point complexe à aborder avec votre constructeur ou architecte lors de la construction de votre maison. En effet, comme les déperditions thermiques seront très faibles, une toute petite puissance de chauffage suffit. Or, les fabricants commencent à peine à proposer ce type de matériel qui reste aujourd’hui encore largement surdimensionné. Interrogez donc le thermicien chargé de l’étude thermique de votre maison pour connaître la meilleure solution d'énergie de chauffage et de production d’eau chaude selon le type de construction que vous envisagez.

Le top 5 des systèmes de chauffage compatibles « RT 2012 » :

  • La pompe à chaleur géothermique sur plancher chauffant à très basse température ;
  • Le chauffage au bois (à condensation, à granulés ou à bois-bûches) avec ballon tampon (stockage du surplus des calories de chauffage dans un volume d’eau) ;
  • La pompe à chaleur aérothermique de type « air-eau » couplée à un plancher chauffant à très basse température ou à des radiateurs à basse température (de type acier) ;
  • Le chauffage mixte « bois/solaire ». Le solaire seul ne permet pas de couvrir l’intégralité des besoins en chauffage. En le combinant avec du bois, vous disposez d’un mode de chauffage 100 % renouvelable ;
  • Le poêle à granulés ou à bois-bûches. L’option « canalisable » (ou « poêle bouilleur ») est intéressante, car elle permet de relier votre poêle à un circuit de radiateurs. Vous bénéficiez ainsi des avantages de la combinaison d’un chauffage central et d’un chauffage d’appoint.

Les chaudières à condensation à gaz ou à fioul offrent également de bons rendements. Toutefois, les énergies fossiles sont polluantes et se raréfient ! C’est pourquoi le gouvernement prévoit de les interdire dès la prochaine réglementation.

Le conseil de Kaaz : la production d’eau chaude sanitaire doit également être optimisée. Elle peut être effectuée idéalement avec des énergies renouvelables (solaire ou chauffe-eau thermodynamique, par exemple). Toutefois, une chaudière mixte (chauffage et eau chaude) est également très économique.

Point n°8 : le recours aux énergies renouvelables

Construire sa maison avec les énergies renouvelables

La « RT 2012 » impose une production d’énergie renouvelable d’au moins 5 kWh/m².an. Celle-ci peut être réalisée par :

  • Le solaire, en solution de chauffage (pour les régions chaudes ou tempérées), en production d’eau chaude sanitaire ou d’électricité (panneaux photovoltaïques). Cette ressource est totalement gratuite et inépuisable ;
  • Le bois (bûche ou granulé), utilisable avec une chaudière ou avec un poêle. Le bois est particulièrement adapté si vous habitez à proximité d’une forêt ou d’un producteur local ;
  • La géothermie ou l’aérothermie, la pompe à chaleur capte les calories de la terre ou de l’air pour les transformer en énergie. Ce type d’installation est optimisé avec un plancher chauffant à très basse température.

La « RT 2012 » exige des résultats !

Les techniques de construction ont évolué, se sont améliorées. Les professionnels du bâtiment (constructeur, architecte, maître d’œuvre et artisans) n’ont pas d’autres choix que de s’adapter également. Ainsi, ces derniers doivent être régulièrement formés et sont contrôlés sur leurs réalisations. Votre projet de construction est étudié dans les moindres détails grâce à l’étude thermique d’un ingénieur-thermicien. Les artisans doivent appliquer ses consignes à la lettre. Si des malfaçons ou des erreurs de pose sont réalisées, elles seront rapidement identifiées grâce aux tests d’étanchéité à l’air.

En quoi consiste le test d’étanchéité à l’air ?

Ce test est communément appelé le test de la « Blower Door » (porte soufflante). Ainsi, votre maison est mise en surpression et en dépression par l’intermédiaire d’une porte étanche comportant un ou plusieurs ventilateurs (selon la surface de votre maison). Toutes les entrées d’air (ventilation, entrées d’air des fenêtres, etc.) sont préalablement obstruées afin de ne pas fausser le calcul. Le débit de fuites est alors calculé grâce à des capteurs reliés à un ordinateur.

De plus, les défauts d’étanchéité à l’air deviennent visibles grâce à l’utilisation d’une poire à fumée ou de fumigènes utilisés à proximité des parois (angles de murs, liaisons murs/dalles, etc.). En effet, en présence de ponts thermiques la fumée est aspirée. À l’inverse, si la réalisation est bonne, la fumée est repoussée. Pour être conforme à la « RT 2012 », le débit de fuites doit être inférieur à 0,6 volume par heure sous une pression équivalente de 50 pascals.

Que nous réserve la future réglementation : La « RE 2020 » ?

Bien que la date d’application de la future Réglementation Environnementale (« RE 2020 ») ne soit pas définitivement actée, celle-ci devrait intervenir dès le 1er janvier 2022. De profonds changements sont prévus, la maison de demain sera plus écologique que jamais :

  1. Une conception bioclimatique toujours plus optimisée. La valeur de l’indicateur d’efficacité énergétique du bâti (Bbiomax) devra être inférieure de 30 % à celle exigée par la RT 2012.
  2. L’impact carbone de la construction sera pris en considération. Il devra être réduit au maximum, notamment grâce à l’emploi de matériaux de construction biosourcés et renouvelables.
  3. Votre habitation ne devra pas excéder un certain niveau de température en été, même pendant les jours les plus chauds.

Nicolas F.
17 mars, 2021
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