Quel est le prix à prévoir pour l’extension de sa maison ?

Connaissez-vous le prix d’une extension de maison selon le type de matériaux utilisés ? Toutes les infos à connaître sont dans cet article !
Nicolas F.
12 avril, 2021

Quand la place vient à manquer, l’agrandissement est la clé ! Aménagement des combles, surélévation de toiture, extension latérale, véranda… quelle est la solution idéale pour votre logement ? Pour mener à bien à votre projet, commencez toujours par vous renseigner sur la réglementation à respecter pour l’extension de votre maison. Dans cet article, Kaaz vous propose d’entrer directement dans le vif du sujet ! Découvrez ainsi toutes les solutions et tous les prix à connaître pour l’extension de votre maison.

Les 5 solutions d’extension de maison

Pour augmenter votre surface habitable, 5 possibilités de travaux s’offrent à vous :

  1. L’extension horizontale. L’agrandissement est réalisé sur un des côtés de votre maison, à condition que votre terrain le permette.
  2. L’extension verticale. Grâce à la surélévation de votre toiture, vous ajoutez un nouvel étage à votre habitation. Toutefois, cette méthode nécessite que la structure existante de votre habitation soit capable de supporter le poids additionnel de cette construction.
  3. L’extension non attenante. L’agrandissement ne communique pas avec la partie existante de votre logement. Cette solution est idéale lorsque vous avez besoin d’une dépendance (type studio de jardin ou extension de maison container, par exemple) pour accueillir de la famille ou des amis ou simplement pour disposer d’une pièce supplémentaire.
  4. L’extension par décaissement (ou « excavation »). Cette technique consiste à creuser depuis le sous-sol pour créer une nouvelle pièce, sans trop modifier le volume visible depuis l’extérieur.
  5. L’aménagement des combles ou du garage. Vous aménagez un espace déjà existant mais actuellement perdu, dans le but de le rendre habitable. Attention, si vous transformez votre garage en pièce de vie, vous devez effectuer une demande de déclaration préalable auprès de votre mairie.

Quels matériaux choisir pour l’extension de sa maison ?

Les réglementations thermiques ont permis d’accroître très significativement la performance énergétique des bâtiments. Diriez-vous pour autant que toutes les nouvelles constructions sont systématiquement écologiques ? La réalité est tout autre ! Certes, une maison neuve consomme peu d’énergie, mais à l’inverse son bilan carbone peut tout à fait s’avérer élevé !

C’est pourquoi il est important de prendre en considération les émissions de gaz à effet de serre générés par les produits de construction, tout au long de leur cycle de vie. Le gouvernement en fait d’ailleurs son nouveau cheval de bataille : la prochaine réglementation « la RE 2020 » favorisera davantage les méthodes constructives les plus vertueuses de l’environnement.

Créer une extension en matériaux conventionnels

Extension en brique

Pendant de nombreuses années, les extensions de maisons se sont réalisées en parpaing ou en brique. Ces matériaux devenus « conventionnels » se sont largement imposés sur le marché de la construction et de la rénovation. L’invention du parpaing, du béton et de la brique dans les années 50 a largement contribué à faire baisser les coûts de fabrication des maisons individuelles et des bâtiments tertiaires.

Les techniques d’extension de maison en matériaux conventionnels :

  • L’extension en parpaing. Les blocs s’assemblent comment des LEGO, c’est une installation relativement simple à réaliser ! Toutefois, la parfaite horizontalité et verticalité des murs doit être contrôlée, dès l’installation des premiers blocs. À partir de la seconde rangée, un demi-parpaing est posé pour décaler les joints verticaux et afin de garantir une bonne tenue mécanique de l’ensemble du mur.
  • L’extension en bloc de béton à bancher. De même apparence qu’un parpaing, le bloc à bancher est vide en son centre. Ce type de mur sert en réalité de support pour recevoir des armatures métalliques et du béton coulé.
  • L’extension en murs préfabriqués. Avec cette méthode, vous recevez vos murs déjà fabriqués en usine, parfois même déjà équipés en fenêtres et portes. Avec l’aide d’une grue, vos murs sont ensuite assemblés directement sur place.
  • L’extension en brique. Les briques se posent comme des parpaings. La différence majeure réside dans la mise en œuvre des joints, qui s’effectue généralement en maçonnerie roulée (technique dite des « joints minces »). Ainsi, la quantité du liant-colle est considérablement réduite.

L’avis de Kaaz sur la construction en matériaux conventionnels

Ses atouts :

  1. Construction rapide.
  2. Prix abordable.
  3. Structure solide et durable.
  4. Inertie intéressante, à condition d’isoler vos murs par l’extérieur afin de conserver cette propriété.

Ses faiblesses :

  1. Matériaux au bilan carbone élevé. La fabrication du ciment, principal constituant de ce mode constructif, participe activement à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
  2. Poids élevé. Il convient de vérifier la compatibilité de votre sol et des fondations de votre maison avec ce type de matériaux. Une étude de sol est recommandée.

Créer une extension en matériaux isolants

Béton cellulaire

En choisissant une structure à la fois porteuse et isolante, vous maximisez vos chances de respecter, voire de dépasser, la performance énergétique exigée pour l’agrandissement de votre maison. Cette construction est dite à « isolation répartie », car elle évite le recours à un autre isolant, à condition que sa résistance thermique (R) soit suffisante. La valeur R (en m² K/W) exprime la capacité d’un matériau à résister aux variations de chaleur. Ainsi, cette donnée permet d’évaluer l’aptitude de la paroi (mur, plancher ou plafond) à conserver l’énergie de votre chauffage et à éviter les déperditions.

Les techniques d’extension de maison en matériaux isolants :

  • L’extension en brique monomur. La spécificité de ce type de brique est qu’elle possède une grosse quantité d’alvéoles qui emprisonnent l’air. C’est ainsi que les murs deviennent des isolants à part entière. Parfois, ces « poches d’air » sont remplacées par un isolant de type laine de roche ou polystyrène expansé.
  • L’extension en béton cellulaire (ou « siporex »). Ce matériau présente la particularité d’être très léger, car il est composé à presque 80 % d’air ! Ainsi, la mise en œuvre est facilitée avec un poids limité.

L’avis de Kaaz sur la construction en matériaux isolants

Ses atouts :

  1. Propriétés isolantes intéressantes.
  2. Inertie thermique préservée, à condition de ne pas rajouter d’isolation des murs par l’intérieur.
  3. Murs respirants qui laissent librement circuler la vapeur d’eau vers l’extérieur.
  4. Mise en œuvre plus rapide.

Ses faiblesses :

  1. Pour obtenir une bonne performance thermique (sans isolation complémentaire), le mur devra être épais (environ 40 cm).
  2. Le prix est plus élevé qu’avec des matériaux conventionnels.
  3. Le mauvais bilan carbone des matériaux lié au processus de fabrication (cuisson à haute température de la brique) ou à leurs constituants (ciment et poudre d’aluminium du béton cellulaire).

Créer une extension en matériaux écologiques

Extension en ossature bois

Les matériaux écologiques représentent l’avenir de la construction et de la rénovation de logements ! Et pourtant, aujourd’hui encore, ils sont très peu utilisés ! Pendant longtemps, les réglementations leur ont fait obstacle. En effet, certains procédés peinent à se faire reconnaître à leur juste valeur et à obtenir des avis techniques validés par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment). De ce fait, bon nombre de professionnels et de constructeurs refusent toujours de travailler avec ces produits, par crainte de ne pas être couverts en cas de litige ! Heureusement, de profonds changements sont amorcés : les matériaux biosourcés devraient à leur tour prochainement s’imposer sur le marché !

Les techniques d’extension de maison en matériaux écologiques :

  • Extension en bois. Pour un projet de surélévation, c’est généralement la méthode de l’ossature bois qui est privilégiée grâce à son faible poids. Vous pouvez également vous faire livrer en murs préfabriqués, comportant déjà tous les éléments nécessaires (isolation, étanchéité à l’air, bardage, finitions, fenêtres, etc.). En réalité, de nombreuses autres techniques existent (bois massif, contrecollé, rondins, parpaing de bois, etc.). Kaaz vous recommande de consulter un architecte afin qu’il étudie pour vous la meilleure solution pour votre maison.
  • Extension en béton de chanvre. Le chanvre s’utilise habituellement en isolation (laine) placée entre ossature, en enduit (chaux-chanvre) ou pour constituer une dalle légère isolante. Toutefois, certains fabricants proposent désormais des solutions en blocs de chanvre qui s’emboîtent très facilement. Cette méthode permet de construire une extension porteuse légère, performante (sans ponts thermiques) et écologique.
  • Extension en paille. En paille porteuse, en ossature bois ou avec des murs préfabriqués, la paille vous offre un confort inégalé et une qualité de l’air exceptionnelle ! L’épaisseur de ces murs (d’environ 37 cm) prédestine plutôt ce matériau pour une extension horizontale (accolée à votre habitation).

L’avis de Kaaz sur la construction en matériaux conventionnels

Ses atouts :

  1. Construction écologique. L’empreinte carbone est très faible, mieux encore ces matériaux stockent du CO2 durant leur cycle de vie. Ils sont recyclables et favorisent ainsi l’économie circulaire, grâce au réemploi.
  2. Bonnes performances thermiques.
  3. Confort d’été assuré. Votre extension de maison est à l’abri des surchauffes estivales.
  4. Murs hygroscopiques, qui respirent et s’autorégulent selon le taux d’humidité ambiant.
  5. Une qualité de l’air optimale, exempte de polluants.

Ses faiblesses :

Hormis pour la construction en ossature bois qui connaît un réel essor, très peu de constructeurs, d’architectes ou d’artisans proposent ce type de produits. Par conséquent, ces travaux sont généralement réalisés en autoconstruction.

Quel type de toit pour votre extension ?

Type de toit

Tous les types de toits sont adaptables à votre extension de maison, mais le rendu esthétique diffère selon la technique et les matériaux utilisés.

Les 3 solutions de toiture pour votre agrandissement :

  1. Le toit plat (ou « toit-terrasse »). Ce type de conception donne des allures modernes à votre habitation. Le toit peut également être aménagé en terrasse ou végétalisé pour s’intégrer au mieux à son environnement, dans le respect de la biodiversité.
  2. Le toit monopente. La pente de toit peut venir en prolongement de votre toiture existante ou être construite avec un angle différent. Cette forme de toiture permet d’évacuer facilement l’eau de pluie et la neige. Vous pouvez également choisir une inclinaison qui optimisera le rendement de panneaux solaires photovoltaïques.
  3. Le toit à versants multiples. Toiture à 2 ou 4 pans, en L ou en T, là encore les possibilités sont multiples, selon le style architectural recherché !

Quel prix prévoir pour l’agrandissement de votre maison ?

Pour estimer au plus juste le prix de votre extension de maison, rien ne remplace l’expertise du professionnel qui se déplace à votre domicile. En effet, le prix des travaux varie selon le choix des matériaux de construction, la configuration de votre maison et de votre terrain, votre localisation et selon le choix de l’installateur. Kaaz vous invite à choisir un artisan qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et à faire réaliser de 2 à 3 devis.

Pour vous aider à mieux préparer votre budget, le tableau ci-après vous donne un aperçu des prix moyens pratiqués, selon le type de travaux.

Types de travaux Prix TTC* (livraison et pose comprises)
Extension en matériaux traditionnels (béton, parpaing ou brique) Entre 800 et 1 600 € par m²
Extension en matériaux isolants (brique monomur, béton cellulaire) Entre 1 000 et 2 500 € par m²
Extension en matériaux écologiques (bois, chanvre ou paille) Entre 500 et 2 300 € par m²
Extension latérale Entre 500 et 2 000 € par m²
Surélévation Entre 1 800 et 2 500 € par m²
Extension par décaissement (excavation) Entre 1 200 à 2 400 € par m²
Aménagement des combles ou de la cave Entre 400 à 1 500 € par m²
Véranda Entre 1 400 à 2 800 € par m²
* Les prix indiqués proviennent de sites de constructeurs et de professionnels du bâtiment pour des travaux avec mise en hors air et hors d’eau (charpente et menuiseries extérieures incluses)

Pouvez-vous prétendre à des aides financières pour votre extension ?

Votre projet d’extension est considéré comme une construction neuve. À ce titre, cette opération n’ouvre malheureusement pas droit aux mêmes aides financières incitatives que l’État concède actuellement aux travaux de rénovation.

Toutefois, vous pouvez bénéficier d’avantages financiers sous la forme de prêt à taux avantageux. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article Kaaz dédié aux aides financières pour la construction d’une maison.

Nicolas F.
12 avril, 2021
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