Quels matériaux choisir pour construire sa maison ?

Pour la construction de votre maison, vous hésitez entre plusieurs matériaux ? Kaaz vous dévoile l’envergure de vos possibilités !
Nicolas F.
24 mars, 2021

Le choix des matériaux définit le type de construction de votre maison. En effet, chaque matériau comporte ses spécificités qui impactent directement les performances et le confort de votre future habitation. Maisons conventionnelles ou maisons écologiques, au regard des réglementations, ces deux modes de construction doivent désormais respecter un seul mot d’ordre : un impact environnemental minimisé ! Avec Kaaz, obtenez les meilleurs conseils pour faire les bons choix !

Les matériaux de construction de maisons conventionnelles

Les matériaux dits « conventionnels » se sont développés grâce à l’amélioration des procédés industriels de fabrication d’après-guerre. C’est ainsi qu’ils se sont rapidement imposés sur le marché de l’immobilier. Et pour cause : le coût de ces matériaux est relativement faible ! Leur usage a ainsi contribué à faire baisser le prix de la construction de maisons individuelles. De plus, la mise en œuvre de ces travaux est désormais plutôt bien rodée !

La construction d’une maison en bloc de béton

Construction en parpaing

Le bloc de béton ou « parpaing creux » est actuellement le matériau le plus utilisé pour la construction de maisons. Son usage est tellement populaire, qu’il incarne la « maçonnerie traditionnelle ». Le parpaing est apprécié pour sa facilité de pose par empilements successifs des blocs et par croisements des joints verticaux à chaque nouvelle rangée. Les blocs sont collés entre eux par une fine couche de mortier-colle.

Ce matériau permet également de construire toutes sortes de maisons (de plain-pied, à étages, classique, moderne, etc.). De plus, la construction en parpaing est adaptable à toutes les régions, même sismiques, une fois équipée en chaînages horizontaux et verticaux. En résumé, le parpaing permet de construire rapidement une maison solide à un prix attractif.

Toutefois, outre son aspect économique, le bloc de béton est principalement constitué de ciment. Or, selon consoGlobe : « L’industrie du ciment est à l’origine d’environ 7 % des émissions de CO2 dans le monde. » Alors que la prochaine réglementation, la « RE 2020 », prévoit de pénaliser les matériaux dont le cycle de vie est polluant, les industriels devront s’adapter rapidement !

La construction d’une maison en béton banché

Construction en béton banché

La méthode de construction par béton banché consiste à couler un béton à l’état liquide entre 2 banches (coffrage en bois, en métal ou en composite). Ainsi, votre constructeur ou votre architecte commande le béton frais depuis l’usine à béton prêt à l’emploi le plus proche de votre lieu de construction. Des barres en acier sont préalablement placées à l’intérieur des banches pour augmenter la résistance à la compression et à la traction de votre maison (béton armé). Une fois que le remplissage est achevé, il ne reste plus qu’à attendre le séchage complet du béton afin qu’il se solidifie à cœur.

Le béton banché peut également provenir d’une usine de préfabrication. Dans ce cas, vous recevez des murs déjà prémontés ou des blocs à bancher qui constituent l’ossature destinée à recevoir le ferraillage et le béton coulé.

Construire en béton préfabriqué

Le prix de la mise en œuvre du béton banché est un peu plus élevé que celui du parpaing. Seuls quelques constructeurs de maisons vous proposent cette solution. En effet, le béton banché est plutôt utilisé dans la construction de bâtiments collectifs ou tertiaires, car il permet de construire des édifices d’une grande hauteur en un temps record. Au vu de son actuel bilan carbone élevé, la construction de maisons en béton banché sera-t-elle toujours possible avec la prochaine réglementation ?

La construction d’une maison en brique

Construire en brique

Les briques sont fabriquées à partir d’argile cuite à une température de 850 à 1 200 °C. C’est un matériau qui régule plutôt bien l’humidité. La brique dispose également d’une bonne inertie, sans toutefois atteindre les performances de la pierre. Cette inertie est intéressante, car elle permet à votre maison de bénéficier d’un meilleur confort en été et d’atténuer les fluctuations de la température en toute saison.

Tout comme le parpaing, la brique est constituée d’alvéoles où l’air est emprisonné. C’est d’ailleurs grâce à ces « poches d’air » que la brique monomur parvient à obtenir une résistance thermique aussi élevée. Toutefois, pour que la résistance thermique de vos murs soit suffisante, ceux-ci doivent être suffisamment épais (murs d’au moins 40 cm). Le cas échéant, un complément d’isolation sera à prévoir.

Parfois les alvéoles sont remplacées par un isolant thermique. Vos murs en brique deviennent alors une structure isolante à part entière. Néanmoins, comme l’isolation privilégiée est généralement de type polystyrène ou laine minérale, il convient de s’interroger sur la pertinence écologique de ce type de matériaux. Pour rappel, l’énergie grise et le bilan carbone font partie des paramètres qui seront pris en compte à partir de la prochaine réglementation (« RE 2020 »).

Bon à savoir : la résistance thermique définit la capacité d’un matériau à résister aux variations de la chaleur.

La construction d’une maison en béton cellulaire

Construction en béton cellulaire

Le béton cellulaire est léger, et c’est logique puisqu’il est constitué à 80 % d’air ! Ainsi, sa mise en œuvre sur votre chantier de construction est facilitée. Les blocs de béton cellulaire comportent une bonne inertie thermique, ce qui améliore le confort d’été. La structure poreuse de ce matériau agit comme un hygrorégulateur. En d’autres termes, la vapeur d’eau peut librement migrer vers l’extérieur de votre maison. Toutefois, ceci ne se vérifie que si aucun autre élément « moins respirant » (de type isolant polyuréthane, polystyrène, etc.) ne vient perturber cet équilibre.

Le béton cellulaire présente plusieurs similitudes avec la brique monomur. En effet, tous deux offrent une « isolation répartie », c’est-à-dire qu’ils assurent à la fois le rôle de mur porteur et d’isolant. Par ailleurs, tous deux nécessitent parfois d’être complétés par une isolation thermique, sauf si votre choix se porte sur un mur d’au moins 40 cm d’épaisseur.

Le béton cellulaire est souvent considéré comme un matériau vertueux de l’environnement. En effet, il est constitué principalement de sable, de chaux et d’air. Toutefois, il contient également de la poudre d’aluminium et du ciment (environ 20 %). Ces derniers éléments alourdissent quelque peu son bilan carbone et son énergie grise.

Construire sa maison avec des matériaux écologiques

Construire oui, mais en minimisant son emprise sur l’environnement ! Telle est la logique d’un projet de construction de maison écologique et durable ! Les avantages d’engager ce type de travaux sont nombreux ! Par ce choix, vous vous offrez une qualité de vie incomparable et un confort en toutes circonstances.

La construction d’une maison en bois

Construction en bois

La construction en bois renvoie souvent l’image du chalet ou de la maison à colombages. Bois massif ou contrecollé (madriers), panneaux en lamellé-collé, rondins (fustes), poteaux-poutres ou même en parpaing de bois, autant de réalisations possibles selon le rendu esthétique souhaité. Certaines de ces méthodes restent toutefois plus compliquées à mettre en œuvre. C’est pourquoi vous avez plus de chance de trouver un constructeur ou un architecte spécialiste en ossature bois.

En effet, l’ossature bois est légère et facilement transportable. Elle permet de constituer des parois (murs, planchers, plafonds) porteuses à remplir avec l’isolant de votre choix. La logique veut que l'isolation de votre construction en bois soit de type biosourcé (fibre de bois, laine de mouton, paille, etc.). Autres avantages intéressants : le bois est un excellent régulateur d’humidité, mais aussi un matériau « puits de carbone ». En d’autres termes, il laisse migrer le vapeur d’eau et capte le CO2 à l’intérieur de votre maison pour une qualité de l’air optimisée !

Le bois se voit régulièrement reprocher son prix et son manque d’inertie. En effet, le coût de ce type de construction est souvent plus élevé. Toutefois, de réelles économies sont réalisées par ailleurs : nul besoin d’investir dans un chauffage coûteux ni dans une climatisation ! Pour résoudre le problème d’inertie, la solution du « mur capteur » est intéressante à exploiter. Ce procédé consiste à placer un mur dense (de type pierre) derrière une surface vitrée. Les calories du soleil ainsi captées sont rediffusées à l’intérieur de votre maison.

Le conseil de Kaaz : pour que votre construction soit réellement écologique, le bois doit être géré durablement (FSC, PEFC) et idéalement provenir de forêts locales. Par ailleurs, il est important d’éviter les produits polluants de traitement du bois et de plutôt favoriser certaines essences (mélèze, douglas, etc.).

La construction d’une maison en béton de chanvre

Construire en chanvre
Crédit photo : solution Biosys-entreprise VICAT

Le chanvre est fabriqué à partir d’éléments naturels composés de granulats légers, de chènevotte, de chaux, d’eau et de liants naturels. Ce matériau permet de construire des murs ou des dalles avec de bonnes performances thermiques et acoustiques. Le béton de chanvre s’utilise généralement en doublage de murs ou avec une ossature en bois, car il n’est pas porteur. Toutefois, certains fabricants proposent des blocs de chanvre qui se posent par emboîtement. Le mur, ainsi constitué, est très isolant (résistance thermique supérieure à 4,6 m² K/W pour 30 cm d’épaisseur). C’est aussi un produit très léger (environ 6 fois plus léger que le béton) ce qui facilite la mise en œuvre des travaux sur votre chantier de construction.

Dans la maison en chanvre règne une atmosphère très saine, exempte de polluants (CO2, COV, etc.) ! En effet, les murs de votre maison s’autorégulent selon le taux d’humidité ambiant pour une sensation de confort maximale ! De plus, les matières premières proviennent généralement de circuits courts (« direct producteur »). Il s’agit donc d’une solution 100 % écologique et recyclable !

Ce type de construction s’inscrit parfaitement dans une démarche de qualité de développement durable. Contrairement à ce qu’il est possible de penser, le chanvre n’attire pas spécifiquement les rongeurs, car les fibres utilisées ne contiennent pas de protéines. Malheureusement, le chanvre peine à trouver sa place dans le marché de la construction par un manque certain de reconnaissance de ses « super propriétés ». La prochaine réglementation lui laissera peut-être présager un avenir plus serein !

La construction d’une maison en paille

Construire en paille

Difficile de ne pas s’imaginer la maison du premier des 3 petits cochons quand il s’agit d’évoquer la maison en paille. Et si on vous avait menti pendant tout ce temps ? La maison en paille n’a en réalité rien d’une fable ! Elle est durable, à l’image de la maison Feuillette vieille de plus de 100 ans et toujours dans un état impeccable ! La paille peut s’utiliser en structure porteuse, toutefois elle s’accompagne généralement d’une ossature en bois (méthode GREB, par exemple).

Pour la construction de votre maison, vous pouvez également choisir un constructeur qui s’approvisionne en éléments préfabriqués. Ainsi, vos murs vous arrivent préalablement montés en usine dans des caissons en bois, ce qui limite le risque de dégradation de la paille à la suite d’intempéries ou d’une mauvaise mise en œuvre sur votre chantier de construction. Tout comme le chanvre, la paille stocke le carbone et laisse circuler librement la vapeur d’eau. Grâce à ses murs épais et isolants, les performances thermiques de la paille sont excellentes (résistance thermique supérieure à 7 m² K/W pour 37 cm d’épaisseur), été comme hiver.

Les idées reçues sur la haute inflammabilité de la paille ou sur le risque de dégradation par des rongeurs ne sont pas avérées. En effet, la paille est très compressée et donc, en l’absence de suffisamment d’air, le feu ne peut pas se propager rapidement. De plus, la paille délestée de ses épis ne présente aucun intérêt gustatif pour les nuisibles. Pour rester dans une certaine cohérence d’écoresponsabilité, l’approvisionnement de la paille doit être nécessairement local !

Bon à savoir : pour tout connaître sur l’historique et les avantages de la paille, vous pouvez consulter l’article Kaaz dédié.

La construction d’une maison en terre

Construire en terre

La maison en terre représente la construction écologique par excellence ! Jadis, la terre était l’élément naturel le plus utilisé dans le monde pour construire des maisons. Cette matière première peut être puisée partout, et pourquoi pas directement depuis votre terrain ? La fabrication d’une maison en terre est d’une facilité déconcertante, pour un coût de revient très faible. En revanche, la mise en œuvre est relativement longue. C’est le cas notamment de la construction de maison en brique de terre crue qu’il faut cribler, façonner, démouler, gratter, stocker à l’abri de l’humidité le temps du séchage. C’est peut-être aussi pour cette raison que vous aurez quelques difficultés à trouver un constructeur ou un architecte acceptant d’envisager ce type de projet.

La terre permet de construire des maisons très originales de type « adobe » (Earthbag) ou en bauge (mortier de terre). Vous pouvez également reconstituer le charme d’une maison traditionnelle avec la construction en mur de pisé. En réalité, vos possibilités sont infinies puisque vous pouvez tout aussi bien décider de construire une maison moderne grâce à la brique de terre crue.

Construire en terre crue

Faire le choix de la terre, c’est faire le choix :

  • D’une construction solide et saine ;
  • De murs exempts d’humidité pour une qualité de l’air optimale ;
  • D’un confort en toute saison, sans surchauffe ni variation brutale de la température intérieure ;
  • D’une maison immédiatement recyclable après utilisation !

Nicolas F.
24 mars, 2021
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